lundi 3 mai 2010

LES AUTEURS




La violence dont est victime un enfant maltraité est principalement exercée par une personne de son entourage familier ( membres de la famille, amis de la famille, éducateurs, instituteurs, etc ... ). L'agression commise par un individu étranger à l'univers de l'enfant reste rare.

LA PAROLE DE L'ENFANT

L'enfant maltraité se protège inconsciement en gardant sous silence les violences dont il est l'objet, la victime. En général, c'est pour mettre un terme à l'horreur vécue qu'il se décide, qu'il a le courage de parler. Ne pas prendre les propos d'un enfant maltraité au sérieux, c'est exercer sur lui une nouvelle violence.
Dans tous les cas de maltraitances, toute personne ayant connaissance de l'existence d'un enfant maltraité ou supposé l'être doit avisé les autoritées médicales, judiciaires ou administratives. Ne pas le faire est de la non assistance à personne en danger, et c'est puni par la loi.

LES VIOLENCES PSYCHOLOGIQUES




Définir les violences psychologiques est un exercice compliqué. Pour une situation donnée, les évaluations peuvent être différentes. Il est en effet très complexe de cerner cette forme de violence car ce qui est ressenti à présent comme une violence psychologique à l'égard d'un enfant était vécu, il y a encore cinq ou dix ans, comme un comportement social normal d'éducation stricte. Enfermer un enfant dans un placard relevait d'un pratique éducative courante. Aujourd'hui chacun s'accorde à penser que c'est insupportable et qu'il s'agit d'un violence psychologique. Les agressions verbales, les dévalorisations systématiques, les humiliations concernant leur niveau scolaire, leur apparence, leur physique, leurs capacités intellectuelles, bref tout ce qui remet en cause leur intégrité font partie des violences psychologiques.

LES VIOLENCES SEXUELLES




Ce type de violence revêt des formes diverses : de la "haute criminalité" comme dans l'affaire Dutroux à des agressions beaucoup plus légères, plus insidieuses, plus sournoises mais tout aussi traumatisantes.
L'adulte maltraitant profite de sa position de toute-puissance pour imposer à l'enfant un autre langage, son discours, sa domination en matière sexuelle. Il exerce alors un abus d'autorité.
Aujourd'hui, c'est sur Internet que ce développent ce type de criminalité (voir pages consacrées à la pédophilie et à la prostitution des mineurs en France).

LES VIOLENCES PHYSIQUE




De toutes les formes de violence, les violences physiques sont celles qui se voit. Elles sont donc plus repérables, plus mesurables, plus facile à identifier.
La maltraitance physique se reconnaît par les traces qu'elle laisse sur le corps de l'enfant : hématomes, brûlures, fracture, et par l'intention effective de l'auteur d'infliger un sévices pour se faire obéir, pour dominer et maîtriser l'autre.
Malgré tout l'enfant va tenter de dissimuler les traces de coups portés sur lui car il ne supporte pas que l'on puisse voir son corps meurtri. L'enfant ne souhaite pas montrer du doigt l'auteur de ces violences surtout quand c'est papa ou maman.
Les adultes doivent donc limiter le poids de la parole comme unique indicateur de souffrance. Il ne faut donc pas attendre que l'enfant s'exprime pour agir !

la maltraitance


La maltraitance à enfant n'est pas un phénomène récent, même si c'est aujourd'hui que l'on en parle le plus. C'est la prise de conscience de ce problème, le déliement des langues, la médiatisation de certaines affaires et l'élaboration de textes législatifs (convention des droits de l'enfant par exemple) qui ont transformé notre perception de cette forme de violence à enfant

En ce qui concerne les différentes formes de violences commises à l'égard des enfants il faut attendre le sommet de Stockholm, en août 1996, pour arriver, après bien des heures de débats, à en distinguer très clairement trois sortes :
1) Les violences physiques
2) Les violences sexuelles
3) Les violences psychologiques